Ce samedi 22 mars, l’espace de médiation au tiers-lieu de Barcus, par Barkoxe Bizi et Etxhaun, « Dantzan » a officiellement ouvert ces portes ! Le matin une trentaine de personnes a participé à l’animation au patronage : le groupe de danse du village, après un moment de répétition publique, s’est prêté au jeu des questions/réponses avec l’école de danse. Comment sont distribués les rôles ? Quel rôle est le plus difficile ? Comment sont choisis les points ?
Dom Campistron a ensuite pris la parole pour expliquer son travail autour de la fresque au patronage avec les jeunes du village.
À midi, après un moment de danse en rond sur le fronton, une quarantaine de personnes a assisté aux discours de présentation du lieu avant un moment de convivialité autour de produits de Barcus. Mailina Agor a pris un moment avec les enfants du village pour raconter sa démarche autour de la BD sur le parcours du danseur. L’après-midi, le lieu était ouvert au grand public en visite guidée ou libre. L’espace est ouvert pendant les vacances scolaires ou sur réservation au 06 33 79 97 25.
Depuis 2018, Barkoxe Bizi et Etxahun, travaillent à la création de cet espace de médiation au tiers-lieu. L’idée était de combiner, ici lieu pour les néophytes, avec les bases comprendre la danse souletine puis de créer un circuit dans le village, avec des « barricades » thématiques, et plus sur l’interprétation, avec des artistes. Cet espace est pensé et conçu avec les praticien.nes et habitant·es. Nous voulions éviter la mise sous cloche d’un patrimoine vivant : humour, la danse aujourd’hui, pas que des panneaux… ce sont des moyens que nous voulions utiliser pour un lieu convivial et évolutif. Nous remercions au passage une nouvelle fois, nos financeurs et partenaires.
Les jeunes de l’école de danse ont pris une part importante dans ce projet, ils sont à l’origine du projet de BD et de la fresque avec DOM Campistron.
Cette année est une année particulière au village avec l’organisation de la pastorale à Barcus. Etxahun redouble d’effort dans ses missions de transmission et de valorisation de la culture souletine (ateliers, répétitions, évènements…). A cet espace va s’ajouter une borne interactive d’ici le printemps. Puis, une fois cette période chargée passée, nous espérons pouvoir nous lancer dans l’élaboration du circuit.
Le dispositif
Vous trouverez ici :
- Un panneau Léon Uthurburu, qui a légué ce bâtiment à la commune
- Deux panneaux sur l’histoire de la danse souletine et sa transmission
- Un meuble avec une explication sur les rôles et les costumes sous la forme d’un jeu des 5 familles
- Les figurines prêtées par Hebentik, reprenant un cortège de mascarades
- Des photos de la création du projet sur la télé, exceptionnellement aujourd’hui, sinon ça sera des images d’archives
- Les photos Polo Garat, photographe de Barcus, reprenant le principe du stroboscope, pour montrer les mouvements du danseur. Les modèles sont les danseurs de Barcus.
- La BD avec les anecdotes des jeunes sur l’école de danse, par Mailina AGOR, accompagnée par Marko.

Histoire de la danse
La danse basque est un sujet déjà étudié par des historiens ou des anthropologues dont le plus connu est Jean-Michel GUILCHER. L’ensemble de ces chercheurs, du XIXe au XXe siècle, se sont surtout centrés sur la description fine des danses, leurs variantes allant jusqu’à la « dissection » des pas qui les composent. Partant de ce riche corpus, nous proposons ici un résumé, pour nous centrer sur sa transmission et ce qu’elle est aujourd’hui.
- La pastorale / la mascarade (cortège figurines)
Maskarada : En français « la mascarade » rite carnavalesque souletin se déroulant tous les week-ends de janvier à avril. Chaque année un village prend en charge l’organisation de la mascarade effectuant une tournée des villages de la vallée. Elle mélange danse, chant et scènes comiques. Les deux facettes de la société se côtoient donc avec cette dichotomisation en deux groupes d’acteurs : gorriak (les rouges) et beltzak (les noirs).
Pastorala : En français « la pastorale » spectacle souletin mêlant théâtre, danse et chant. D’une durée de 3h, la pastorale réunie 4 000 à 6 000 spectateurs en deux représentations estivales. Les acteurs de la pastorale travaillent toute l’année à la préparation du spectacle, guidés par l’erejent (le metteur en scène).
Nous remercions nos financeurs (EKE, la MSA, le département, la région, le FDVA et la CAPB) ; nos partenaires ainsi que tous les bénévoles !





















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